Diocèse de Rennes Silo Vatican Lectures du jour
Saint du jour :
Accueil > Actualités > Pour prolonger la Parole dans la semaine : homélie du 11 octobre
Pour prolonger la Parole dans la semaine : homélie du 11 octobre

Chers frères et sœurs,

Je ne sais pas si vous avez été comme moi, un peu refroidi par une première lecture de l’évangile de ce jour : le refus des premiers invités, voire même leur violence meurtrière et la violence en retour du roi. Et pour cet homme, cet invité de la dernière heure, rentré sans le vêtement de Noce, qui se fait jeter dehors dans les ténèbres…

Mais, comme souvent, nous ne retenons que les aspects négatifs - qu’il conviendra tout de même d’éclaircir. Car avant tout, il y a cette merveilleuse invitation que la première lecture fait ressortir : sur la montagne sainte du Seigneur, qui est la Jérusalem céleste, le Royaume à venir, Dieu nous prépare un festin délicieux qui sera aussi le temps de la consolation et du relèvement. Et tout cela est promis pour tous : le peuple d’Israël, l’Eglise et toutes les Nations. Encore faut-il être accordé à l’extraordinaire de ce festin des Noces de l’Agneau, comme le dit à la fois le livre de l’Apocalypse et la liturgie, juste avant la communion : « Heureux les invités au festin des Noces de l’Agneau ».

Mais comment s’ajuster à cette joie des derniers jours – joie qui commence dès aujourd’hui, depuis la mort et la résurrection du Christ, et qui culmine pour nous chaque fois que nous célébrons l’eucharistie ? A l’invitation de la communion, nous répondons : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ». C’est bien, cela remet les pendules à l’heure : il n’y a pas une seule personne qui soit digne par elle-même de recevoir le corps du Christ dans cet avant-goût du festin du ciel, ni moi, ni les autres prêtres, ni les diacres, ni les saints, ni le pape ou les évêques, ni le plus sage des enfants, … personne ! Mais nous sommes invités. Et cette parole d’invitation qui est aussi une parole de pardon nous ajuste à ce repas ; elle nous revêt des vêtements de la noce, pour reprendre les mots de l’évangile. Et puis il faut tout de même que nous prenions conscience que cette parole doit changer quelque chose dans notre vie : je suis invité, donc il faut déjà basiquement que je réponde à l’invitation. Je suis pardonné, aimé, donc il faut que je commence à changer de vie pour vivre cet amour extraordinaire de Dieu. Et même pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu parler de cette invitation, de cet amour mais qui, dans leur vie, montre cet amour, cette charité, cette attention à leurs prochains, alors il y a pour eux une place dans la salle des noces.

Bon ! Voilà ce qu’il en est des invités ! Mais, après avoir d’abord regarder l’amour et la joie de celui qui nous invite et la réponse des invités, jetons aussi un coup d’œil à un autre groupe de personne, peut-être plus discret, mais fondamental : les serviteurs. Ce sont eux qui sont envoyés aux premiers invités qui les dédaignent ou les maltraitent, voire même les tuent. Ils sont aussi envoyés sur les chemins rassembler tous ceux qu’ils trouvent, « les mauvais comme les bons ». Il faut se rendre compte que sans eux, sans leurs efforts, les brimades, parfois aussi leur sang versé, sans les kilomètres parcourus sur les routes, le temps passé à inviter, à se faire entendre, à se faire comprendre, mais aussi très certainement à préparer avec le roi la salle des noces, à la rendre propre et accueillante, à l’animer des chants et des musiques, à servir les convives – je m’arrête là mais il y a, je pense, beaucoup d’autres lieux où les petites mains sont agissantes – et bien, sans ces serviteurs et ses servantes visibles ou plus cachés, l’invitation ne peut se répandre, la fête ne peut pas être complète et belle et joyeuse !

Chacun de nous, frères et sœurs, nous sommes invités à être ces serviteurs et ces servantes. Certains le sont déjà dans des services d’Eglise, les autres dans des services au quotidien de leurs prochains. Et il y a toujours besoin de serviteurs et de servantes supplémentaire car l’invitation de Dieu est pour tous et que je pense que nous sommes encore loin d’avoir fait le travail auquel Dieu nous convoque, et tout d’abord dans notre paroisse. Il ne s’agit pas d’organiser un club où nous serions bien entre nous ! Il s’agit de courir les chemins du monde, en commençant par les rues de nos quartiers - et même parfois simplement les couloirs de nos maisons – pour porter la joie de l’invitation de Dieu à venir partager l’abondance de son amour qui est le véritable festin de la vie éternelle.

Alors, MERCI à tous ceux et celles qui hier, aujourd’hui et demain ont pris, prennent et prendront une part active à l’annonce de la Bonne Nouvelle, qui nous permettent de nous rassembler dans des églises et des maisons paroissiales propres et accueillantes, de vivre et de chanter la louange du Seigneur, qui aident à la gouvernance et l’ordonnancement de la paroisse dans les domaines de la pastorale, des finances et des divers aspects matériels, à ceux qui manifestent la charité active auprès des malades, des pauvres, des accidentés de la vie. Vous en connaissez certains, mais certainement pas tous. Aujourd’hui, avec le forum paroissial qui aura lieu après la messe à la salle polyvalente, nous pourrons échanger et nous réjouir ensemble, apprendre à nous connaître pour mieux nous aider les uns les autres, et peut-être entendre au fond de nos cœurs la mission que Dieu aimerait nous confier pour que tout homme, toute femme, tout enfant, puisse un jour savoir qu’il est attendu avec nous dans la salle des Noces, qu’il est aimé et invité à la joie de l’éternité avec Dieu.

AMEN
Père Erwan Delahaye, curé de la paroisse
Rendez-vous
26/10
Taizé Lycéens
01/11
Fêter la TOUSSAINT en 2026
» Tous les évènements

Accueils Paroissiaux

Betton et Chevaigné / 02 99 55 81 33
Saint Grégoire / 02 99 68 97 67
Melesse et Montreuil-le-Gast / 02 99 66 11 80