Quand nous parlons de la Toussaint, nous pensons assez immédiatement – pour nombre d’entre nous – aux défunts. Défunts de nos familles, de nos paroisses, ceux que nous avons connus et ceux qui nous sont inconnus. En passant devant les cimetières, nous voyons leurs tombes plus ou moins bien entretenues, signe d’une attention encore vivante ou d’un oubli progressif. Et la fête d’Halloween, relique de l’antique Samhain, fait remonter nos peurs face à cette mort – car nous ne l’assumons plus, reconnaissons-le ! Aussi, pour exorciser ces peurs, certains en rigolent par les décorations et le déguisement.
Pourtant, la Toussaint est avant tout la fête de la vie, y compris dans son travestissement qu’est Halloween (car si les esprits des morts sont encore présents, c’est donc qu’ils ne sont pas complètement morts et que la vie résiste !!!) La fête de tous les saints (Tous-saints, si jamais quelques-uns n’avaient pas fait le rapprochement) est ce jour où nous nous souvenons de tous ceux et celles qui ont mis leurs vies au service de l’AMOUR, de manière exemplaire (les saints reconnus/canonisés par l’Eglise pour qu’ils deviennent des modèles – κανών (kanôn) en grec ancien), mais aussi de manière simple et habituelle, comme chacun de nous est appelé à la faire quotidiennement.
Et toutes ces vies données dans l’amour fleurissent, donnent du fruit et rayonnent dès maintenant et jusque dans l’éternité comme le rappelle Jésus Christ, Lui qui, le plus admirablement, a donné sa propre vie pour chacun de nous : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (évangile selon saint Jean, chapitre 12, verset 24).
Ainsi, je peux vraiment souhaiter une bonne fête de la Toussaint à tous, puisque ce doit être la fête de tous et pour tous !