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Non, on ne va plus "à confesse" !

Ce mardi saint, 30 mars, est la Journée du Pardon. Une célébration pénitentielle (préparation communautaire et démarche personnelle) est proposée à 10 h 30 à l’église de Betton.

Non, on ne va plus "à confesse" dans un confessionnal en bois grillagé. Les clichés sur le sacrement de réconciliation ont la vie dure. C’est pourtant le signe de l’amour infini du Seigneur, qui en nous pardonnant nous donne l’occasion de réparer et de renouveler notre relation avec lui. En ce temps de Carême tout particulièrement, et à l’invitation du pape François, prenons le temps et le courage dont nous avons besoin pour rencontrer un prêtre et recevoir le sacrement de la réconciliation.

Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches des péchés, ni une séance de torture où l’on inflige des coups de bâton. La Confession est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle on touche du doigt sa tendresse.
Pape François

Pourquoi me confesser à un prêtre, alors que je peux directement parler à Dieu ?

Dans l’Évangile, Jésus nous parle de l’amour du Père et il semble naturel de s’adresser à ce Père pour lui confier nos erreurs de parcours, nos difficultés à aimer, nos amertumes et rancoeur, etc... Si l’Église nous invite à rencontrer un prêtre c’est parce qu’elle sait que nous avons besoin de signes tangibles. Le prêtre n’est pas un juge, mais le représentant du Père. Il est là pour dire concrètement l’amour infini que Dieu nous porte. Non seulement il nous écoute, comme le fait le Père lorsque nous lui parlons, mais au cours d’un dialogue simple et franc, il nous dit que Dieu nous pardonne. Nous pouvons alors découvrir ce qu’est la joie des retrouvailles telle que la décrit saint Luc dans son Évangile : « Festoyons car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie. » (Lc 15).

Pourquoi me confesser alors que je vais recommencer à faire le même péché ?

Comme le dit saint Paul dans un constat douloureux : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7, 19), Cependant, tomber invite à se relever, car ce qui compte c’est le chemin que l’on parcourt et non les chutes qui le jalonnent. Il faut sans cesse passer du constat de nos faiblesses à la confiance qui transforme notre vie. Cette conversion fondamentale est toujours à recommencer, mais elle ouvre un chemin libérateur.

J’ai honte de parler de mes « gros péchés » , le prêtre va me juger !

Jésus n’est "pas venu pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Les prêtres ne sont pas là pour juger mais pour aider les personnes à discerner ce qui est péché dans ce qu’elles confessent. D’une certaine manière, il est difficile de qualifier un « gros » ou un « petit » péché. Ce qui importe c’est de les reconnaître comme ce qui entrave une relation juste et authentique avec Dieu et avec les autres. Le discernement qui s’opère dans le dialogue de la confession permet de découvrir jusqu’où va la blessure faite à Dieu, aux autres, mais aussi à soi même en retour. S’ouvrir au prêtre qui va nous donner le sacrement du pardon c’est permettre que se tisse à nouveau le lien filial avec Dieu et que se déploie en nous la force de l’Esprit saint pour suivre le Christ chaque jour.

Je n’ai rien à dire, je n’ai pas l’impression d’avoir des péchés à confesser !

La conscience du péché n’est pas chose facile parce que la plupart du temps nous sommes pris par la dynamique de la vie et nous ne nous arrêtons pas sur ces mouvements intérieurs qui nous indiquent nos défaillances, mais nos journées sont parsemées d’actes en désaccord avec l’amour de Dieu et du prochain. S’arrêter pour en prendre conscience permet d’affiner notre sens du péché, non de manière scrupuleuse et formaliste, mais avec le désir sincère et aimant de revenir vers Dieu. Lui même attend chacun de nous pour le faire entrer dans la joie de son amour. Alors si parfois, nous n’avons rien à dire, sachant que le péché le plus originel étant certainement celui de vouloir se passer de Dieu, nous pouvons lui demander d’élargir notre désir de le chercher au coeur de notre quotidien.

On repart avec une liste de punitions et de devoirs à faire !

Si cela était, ce serait facile ! Mais il ne s’agit pas de cela. Au terme du dialogue, le prêtre donnera l’une ou l’autre piste concrètes qui stimule le chemin de conversion et manifeste la joie de la réconciliation. Des gestes de charité à la méditation des Écritures, des gestes concrets de réconciliation à une prière renouvelée, le choix des possibles est large, mais il s’agit de manifester son engagement à transformer sa vie pour ne pas en rester à de belles paroles. Le sacrement de la pénitence et de la réconciliation vient fortifier en nous la certitude d’être aimé de Dieu pour aimer en retour très concrètement. Rien de tel que le partage avec les pauvres et soin des petits pour comprendre ce qu’est l’amour que Dieu nous porte et qu’il nous invite à partager pour que notre existence devienne « la joie de Dieu » (So 3, 17).

Le baptême fait de nous des saints, des membres du corps du Christ. Mais pour autant, il ne nous met pas à l’abri de tout péché. Tant que nous sommes sur cette Terre, nous sommes des pèlerins, en marche vers le Royaume. Bien sûr, il nous arrive de tomber. Tomber, ce n’est pas grave si on se relève, et c’est le Seigneur qui nous relève. Le sacrement de réconciliation est pardon de Dieu. C’est la célébration de la vie plus forte que l’échec. N’hésitez pas à consulter le site de votre paroisse pour connaitre les horaires d’accueil des prêtres pour la réconciliation !
Père Olivier Praud
Service national pour la pastorale liturgique et sacramentelle
Conférence des évêques de France

Source : Église catholique en France

V. T. R.

Accueils Paroissiaux

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Saint Grégoire / 02 99 68 97 67
Melesse et Montreuil-le-Gast / 02 99 66 11 80