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Saint Jean-Marie Vianney, prêtre, curé d’Ars

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) est fêté le 4 août. Il y a 200 ans, en février 1818, arrivait à Ars pour la première fois. Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c’est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n’a jamais fréquenté l’école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent.

« Il y a toujours dans les familles un enfant qui a moins d’esprit que les autres. Chez nous, mes frères et sœurs avaient assez d’esprit. C’est moi qui étais le plus nigaud. » Le Curé d’Ars

A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l’ordination sacerdotale à Grenoble.

Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants : Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu’à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu’à seize ou dix-huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu’à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu.

Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie : « Qu’il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix ». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l’âge de 74 ans.

Source : Eglise catholique en France

Témoignage

Confesseur exceptionnel, le Curé d’Ars a consacré l’essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.

  • exceptionnel par le nombre des heures passées à célébrer ce sacrement ;
  • exceptionnel par l’acuité de son regard qui allait jusqu’à percer le secret des consciences ;
  • exceptionnel par le rayonnement de sa sainteté vers laquelle affluaient les foules en attente.

Pas moins de cinq confessionnaux en service, chaque jour, dans cette minuscule église de village d’Ars. Dès deux heures du matin, les files de pénitents se pressaient… jusqu’au soir. Pendant près de trente ans, ce fut l’essentiel du ministère de ce curé.

Jean-Marie Vianney a su très tôt, avec une évidence jamais remise en cause, que le champ de bataille où se livrent les combats les plus décisifs, c’est le cœur humain. Vatican II rappelait opportunément, dans Gaudium et Spes, que « les déséquilibres qui travaillent le monde sont liés à un déséquilibre plus fondamental qui prend racine dans le cœur de l’homme ». C’est là, dans l’intériorité du cœur humain, que doit agir la grâce du sacrement. Par lui, la conscience est mise sur le chemin de la conversion.

Jean-Marie Vianney avait saisi que l’expérience faite, par le pénitent, de la miséricorde de Dieu le mettait en profondeur sur le chemin de la conversion. Avec la conversion du cœur, c’est le monde qui commence à changer !

À Ars, c’est tout le village qui a changé !

Mgr Guy Bagnard
Évêque de Belley-Ars

V.T-R.

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